Arrestation scandaleuse d’enseignants à Djibouti

 

Sept professeurs de l’enseignement secondaire ont été déférés devant le parquet de Djibouti mardi 18 juin. Six d’entre eux venaient de passer 7 jours e prison où ils ont subi de longs interrogatoires, ils ont été remis en prison.


Six d’entre eux sont accusés d’avoir obtenu en avance les sujets du baccalauréat et de les avoir diffusés sur les réseaux sociaux ou vendus à des candidats. La septième a tout simplement pris leur défense et, pour cette raison, est accusée de diffamation envers le ministère de l’éducation nationale. Elle est cependant la seule à avoir été relâchée car elle est enceinte.

« Des accusations infondées qui ne tiennent pas la route », ont indiqué les membres de syndicats membres de l’International de l’Education qui ont alerté le Comité syndical francophone de l’éducation et de la formation (CSFEF). Ils affirment qu’il est impossible que ces professeurs dont le sérieux et la compétence sont attestés, qui n’ont aucun lien avec la direction centrale du ministère de l’éducation nationale, « grand responsable » de la fabrication et de la diffusion des sujets, puissent s’être procurés des sujets par avance.

La ligue djiboutienne des droits de l’homme soutient les enseignants, ainsi que l’observatoire djiboutien pour la promotion de la démocratie et des droits humains. Espérons sincèrement que toute la lumière sera faite rapidement sur cette affaire, que justice sera rendue aux innocents et qu’aucun étudiant n’aura à traîner derrière lui la réputation d’avoir « acheté » son baccalauréat !